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Langues sans demeure

Auteur : Marc Crépon

Paru le : 17/02/2005
Éditeur(s) : Galilée
Série(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Non précisé.

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Résumé

Essai sur la langue développé à travers l'étude du "Journal" et la "Correspondance" de Kafka et les textes de Derrida : "Le monolinguisme de l'autre", "Fichus" et "Béliers", qui insistent sur les sentiments d'exil et d'étrangeté que peut provoquer parfois une langue maternelle. Texte d'une conférence donnée à la Freie Universität de Berlin, le 15 décembre 2003. ©Electre 2018

Quatrième de couverture

Soumettre d'abord l'analyse du philosophique à la rigueur de la preuve, aux chaînes de la conséquence, aux contraintes internes du système : articuler, premier signe de pertinence, en effet. Ne plus méconnaître ce que la philosophie voulait laisser tomber ou réduire, sous le nom d'effets, à son dehors ou à son dessous (effets « formels » - « vêtements » ou « voiles » du discours - « institutionnels », « politiques », « pulsionnels », etc.) : en opérant autrement, sans elle ou contre elle, interpréter la philosophie en effet. Déterminer la spécificité de l'aprèscoup philosophique -le retard, la répétition, la représentation, la réaction, la réflexion qui rapportent la philosophie à ce qu'elle entend néanmoins nommer, constituer, s'approprier comme ses propres objets (autres « discours », « savoirs », « pratiques », « histoires », etc.) assignés à résidence régionale : délimiter la philosophie en effet. Ne plus prétendre à la neutralité transparente et arbitrale, tenir compte de l'efficace philosophique, et de ses armes, instruments et stratagèmes, intervenir de façon pratique et critique : faire travailler la philosophie en effet. L'effet en question ne se laisse donc plus dominer ici par ce que la philosophie arraisonne sous ce nom : produit simplement second d'une cause première ou dernière, apparence dérivée ou inconsistante d'une essence. Il n'y a plus, soumis d'avance à la décision philosophique, un sens, voire une polysémie de l'effet. En relisant des textes de Kafka (Journal, Correspondance) et de Derrida (Le Monolinguisme de l'autre, Fichue, Béliers), Langues eane demeure interroge les sentiments d'exil et d'étrangeté que l'on peut éprouver au contact de sa propre langue, à l'opposé de la familiarité et de la sécurité que l'attachement à la langue maternelle serait censé connoter. Croisant la pensée de l'un et de l'autre, dans un éclairage réciproque, il fait des questions de l'appropriation et de la propriété de la langue la pierre d'angle d'une réflexion sur la nécessité, éthique et politique, d'inventer, à même « sa » langue, une « autre » langue, un idiome qui la désolidarise de toute appartenance à une communauté, à une demeure, familiales, sociales ou nationales. Au titre des exigences qui s'imposent à la langue, l'attention se porte alors sur l'invention requise, dans des circonstances toujours singulières, d'un idiome chaque fois unique : celui du deuil.

Fiche Technique

Paru le : 17/02/2005

Thématique : Auteurs - Critique littéraire

Auteur(s) : Auteur : Marc Crépon

Éditeur(s) : Galilée

Collection(s) : La philosophie en effet

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-7186-0666-5

EAN13 : 9782718606668

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 84

Hauteur : 22 cm / Largeur : 13 cm

Épaisseur : 0,8 cm

Poids : 136 g