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Spinoza : une physique de la pensée

Auteur : François Zourabichvili

Paru le : 25/10/2002
Éditeur(s) : PUF
Série(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Non précisé.

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Résumé

Dans cette étude, François Zourabichvili se propose d'exposer la rénovation spinozienne de la notion de forme, d'aller de l'individuation corporelle à l'individuation idéelle, de dégager les principes de l'idiome spinozien qui donne accès au plan de l'entendement infini, et enfin de reconstituer la grande psychopathologie de l'"Ethique". ©Electre 2018

Quatrième de couverture

Selon Spinoza, les idées appartiennent à la nature au même titre que les corps. Et pourtant ce ne sont pas des corps : seule une physique spéciale, nullement métaphorique, peut rendre compte de l'étrange univers qu'elles composent. Mais quelle peut être cette physique, et ne semble-t-il pas que Spinoza ait renoncé à l'exposer ? Il n'en est rien, pour peu que le lecteur soit sensible aux étonnantes manœuvres de la IIe partie de l'Ethique. D'une part, Spinoza y redonne ses droits à la notion de forme, préparant une redéfinition de la physique comme science des transformations réglées. La portée de cette notion s'avère logique autant que médicale : tandis que la forme d'un corps désigne désormais la formule mécaniste de son individualité et constitue une norme pour ses variations, la formation d'une idée, lorsque celle-ci se conçoit comme une réalité vivante et que s'efface sa différence avec l'esprit, devient un problème physique et non plus méthodologique. D'autre part, Spinoza y propose un nouvel usage de la langue, tout en invitant le lecteur à s'y initier : l'intelligibilité de l'univers mental (ou «entendement infini») est à ce prix. La tâche du commentateur est alors de balbutier le nouvel idiome, au lieu de le traduire et de le réduire comme on le fait ordinairement. Cette réforme de la langue, au-delà de la mise en ordre géométrique du discours, esquisse sous nos yeux la grande réorganisation des images et des affects envisagée dans la Ve partie de l'Ethique. Ainsi fondée, la physique de la pensée donne une consistance logique et ontologique à l'étude des pathologies mentales menée dans les IIIe et IVe parties de l'Ethique, où se révèle l'imaginaire transformiste qui hante l'esprit humain et le maintient dans une impuissance dont l'éthique doit le sortir (par où Spinoza se fait le clinicien de son temps et déchiffre dans le goût baroque une structure anthropologique universelle). Dans le même temps, elle force cette étude à rencontrer pour son compte la question-limite de la transformation mentale (suicide et amnésie).

Fiche Technique

Paru le : 25/10/2002

Thématique : Textes des Philosophes

Auteur(s) : Auteur : François Zourabichvili

Éditeur(s) : PUF

Collection(s) : Philosophie d'aujourd'hui

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-13-052531-8

EAN13 : 9782130525318

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 275

Hauteur : 22 cm / Largeur : 14 cm

Épaisseur : 1,4 cm

Poids : 315 g