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Les aventures de Tintin. Volume 20, Tintin au Tibet

Auteur : Hergé

Paru le : 08/09/2006
Éditeur(s) : Casterman
Collection(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Non précisé.

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Résumé

Un avion de ligne s'est écrasé dans l'Himalaya et Tchang, l'ami que Tintin a connu en Chine, fait partie des disparus. Persuadé qu'il est toujours en vie, Tintin part avec le capitaine Haddock pour le Népal. Accompagné d'un livret d'information en français sur le bouddhisme tibétain en Mongolie. ©Electre 2018

Quatrième de couverture

Le lecteur et le tintinophile avertis peuvent légitimement se demander pourquoi «Tintin au Tibet» a-t-il été choisi parmi tous les albums d'Hergé, pour honorer cette première traduction en mongol ? Considérant la situation géopolitique de la Mongolie, enclavée entre les deux immenses empires de la Chine au sud et de la Russie au Nord, chacun sans doute se prête à penser que «Tintin au pays des Soviets» ou «Le Lotus bleu» aurait aussi séduit le lecteur mongol ; ou bien encore, si l'on préfère la dimension historique, «Le sceptre d'Ottokar», avec cette fresque fictive de combats en pleine page, qui n'est pas sans rappeler l'évocation des conquêtes dévastatrices de l'empereur mongol Gengis Khan au XIIIe siècle ou de l'un de ses lointains descendants (ou du moins supposé), Tamerlan, un siècle plus tard. En même temps le choix s'impose de lui-même, dès qu'il s'agit de concilier le lecteur mongol et le lecteur étranger débutant dans la langue sur cet intérêt partagé de la culture mongole liée à la religion bouddhique commune aux deux pays. Le voyageur qui parcourt cette région du monde est en effet frappé, lorsqu'il feuillette les pages de l'album, des correspondances qu'il peut trouver entre certains de ses clichés photographiques rapportés de son fabuleux voyage et les dessins très documentés d'Hergé. Les monuments religieux, la tenue vestimentaire des lamas et leurs instruments de musique sont tout à fait comparables. L'histoire atteste que, dès le premier millénaire, le bouddhisme s'est diffusé très tôt en Mongolie, sous différentes écoles et lignées. Il a même été déclaré religion d'état sous Khubilai Khan, petit-fils de Gengis Khan, qui fut le fondateur de la dynastie des Yuan en Chine (1277-1367). Après la chute de l'empire et le reflux des Mongols vers leurs steppes d'origine, la religion bouddhique en Mongolie vit un second essor au XVIe siècle, sous l'impulsion du prince Altan Khan (1506-1582), petit-fils de Dayan Khan et descendant d'une branche cadette de Gengis Khan. Vers 1570 Altan Khan se convertit au bouddhisme de l'école des «Dge-lugs-pa» (littéralement : «Les Vertueux», avec des variantes orthographiques francisées en Gelugpa, Guéloukpa ou Guélougpa, ...), plus connus familièrement sous le nom des «Bonnets Jaunes», par opposition aux «Bonnets Rouges» représentés par les moines de la tradition «Rnying-mapa» (Nyingmapa). Parmi de nombreuses écoles, deux autres courants majeurs viennent compléter le panorama du bouddhisme tibétain : Les «Sa-skya-pa» (Sakyapa) et les «Bka'-brgyud-pa» (Kagyupa) qui sont aussi allés au contact des Mongols. L'ordre des Gelugpa (les Bonnets Jaunes), fondé par Djé Tsong kha pa (1357-1419) constitue sans doute la forme du bouddhisme tibétain la plus connue en Occident, notamment par la popularité de son chef religieux, le Dalaï Lama, et c'est aussi celle qui est la plus diffusée en Mongolie. C'est d'ailleurs à Altan Khan (cité plus haut) que revient le mérite d'avoir attribué le titre de Dalaï Lama au chef religieux de ce courant du Bouddhisme, Seunam Gyatso (1385-1438). «Dalaï» est un terme mongol signifiant «océan» [de sagesse pourrait-on compléter dans ce cas]. Il fut décidé que Seunam Gyatso serait le 3e Dalaï Lama, réservant ainsi le titre à ces deux précédentes réincarnations. Altan Khan est aussi connu pour être le fondateur de Koke Qota (la Ville Bleue), capitale de la Mongolie Intérieure. Son successeur Abdaï Khan (1554-1588) chez les Mongols Khalkha, fut aussi converti au bouddhisme et édifia le grand complexe monastique d'Erdeni Zuu («Monastère Joyau») encore visible aujourd'hui, sur les ruines de l'ancienne capitale des Mongols, Karakorin, détruite par les chinois en 1380. Ce monastère a survécu à la folie destructrice du pouvoir communiste qui avait rayé de la carte pratiquement tous les temples pendant la période des purges staliniennes entre 1933 et 1938. Sur environ 760 temples que comptait la Mongolie, seulement quelques-uns en réchappèrent, parmi lesquels le monastère de Gandan à Oulan Bator qui, comme Erdeni Zuu, est redevenu un haut lieu religieux très visité en été. Il a fallu en effet attendre la libéralisation démocratique des années 90 pour voir une renaissance des pratiques religieuses, la création de nouvelles écoles monastiques et l'édification de nouveaux temples près des sites ou des ruines des anciens temples. Ce mouvement se poursuit encore aujourd'hui.

Fiche Technique

Paru le : 08/09/2006

Thématique : BD générale Tout public

Auteur(s) : Auteur : Hergé

Éditeur(s) : Casterman

Collection(s) : Non précisé.

Série(s) : Les aventures de Tintin, n° 20

ISBN : 2-203-00928-4

EAN13 : 9782203009288

Format : Non précisé.

Reliure : Cartonné

Pages : 62

Hauteur : 31 cm / Largeur : 23 cm

Épaisseur : 0,6 cm

Poids : 465 g