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Botticelli

Paru le : 03/11/2003
Série(s) : Non précisé.
Collection(s) : Beaux-arts collection
Contributeur(s) : Auteur : Franz Antel - Auteur : Raphaël Cardetti - Auteur : Karim Ressouni-Demigneux

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Résumé

Se compose d'une mise en contexte politique et social, d'une analyse des caractéristiques de la peinture de Botticelli (évolution de son oeuvre, etc) et d'un portfolio de tableaux commentés. Publié à l'occasion de l'exposition au Musée du Luxembourg (oct. 2003-févr. 2004). ©Electre 2017

Quatrième de couverture

1445-1474 C'est en 1445 qu'Allessandro Filipepi, surnommé «Botticelli», naît à Florence, dans une famille de la classe moyenne d'artisans dont le père est tanneur. Après les premières bases d'une éducation soignée, l'adolescent entre en apprentissage chez un orfèvre, une étape décisive. Orfèvres et peintres entretenant alors d'étroits rapports, Botticelli se passionne pour la peinture et devient l'élève du prestigieux Filippo Lippi. Telle sera l'influence majeure de sa formation à laquelle viendront s'ajouter celles de Pollaiuollo et de Verrocchio. Les premières oeuvres personnelles datent des années 1470. L'allégorie de La Force (1470, Les Offices) commandée par le Tribunal des Marchands de Florence est suivie du dyptique de la Découverte du cadavre d'Holopherne et du Retour de Judith à Béthulie (vers 1472, Les Offices), puis du Saint Sébastien (1473, Berlin) destiné à l'église Santa Maria Maggiore. Toutes oeuvres qui témoignent de l'influence de ses maîtres: sensibilité lumineuse de Verrocchio, linéarité vibrante de Lippi. 1475-1489 Mais le tournant décisif de la carrière de Sandro intervient vers 1475 lorque s'établissent ses relations avec les Médicis dont il devient le protégé. C'est à cette date qu'il peint pour un riche financier florentin, sa fameuse Adoration des Mages (vers 1475, Les Offices) où figurent plusieurs membres de la famille des Médicis. En 1478, il exécute pour Laurent lui-même une fresque d'«exécration» commémorant la pendaison des conjurés Pazzi. De 1478 à 1480, Florence, en guerre avec la papauté et le royaume de Naples, vit une période troublée. C'est à cette époque, selon certains, que débuterait l'illustration de la Divine Comédie de Dante. Un travail inachevé, poursuivi pendant près de 20 ans et où s'esquisse un fabuleux répertoire des figures et d'émotions selon une trame narrative qui ne cessera d'évoluer. La paix rétablie en 1480, Botticelli se rend à Rome l'année suivante où, à la demande du pape Sixte IV, il exécute trois grandes fresques dans la nouvelle chapelle (Sixtine): les Épreuves de Moïse, le Châtiment des prêtres rebelles et les Tentations du Christ. De retour à Florence en 1482, il renoue les liens avec sa nombreuse clientèle. Viennent alors dix années fastes. Dans un contexte politique apaisé, le peintre, au faîte de sa maturité, réalise les grandes séries profanes et mythologiques qui en font l'un des interprètes les plus qualifiés des thèmes néo-platoniciens chers aux humanistes toscans. Naissent ainsi le Printemps, Pallas et le Centaure (vers 1482, Les Offices), la Naissance de Vénus (vers 1485, Les Offices). Parallèlement, Botticelli suit aussi son inspiration religieuse, témoin de la ferveur de sa foi. Les oeuvres d'art sacré des années 1480 font partie des plus belles qu'on lui doit. On peut citer la célèbre Madone du Magnificat (vers 1481, Les Offices) ou encore la Madone à la grenade (vers 1487, Les Offices). 1490-1510 Les sombres événements des années 1490 portent leur ombre sur la vie et l'art de Botticelli. La mort de Laurent, en 1492, est bientôt suivie par l'expulsion des Médicis et l'invasion de Charles VIII. Le fanatique moine Jérôme de Savonarole enflamme les foules par ses prédications qui menacent le pape et les princes de terribles châtiments divins. Sa brève dictature (1494-98) s'achève par sa condamnation au bûcher. Une telle crise ne pouvait laisser le peintre indifférent. Ses peintures profanes se transforment en austères allégories, telle la Calomnie (vers 1494-95, Les Offices) dont le thème - l'innocence accusée à tort - résonne de l'insécurité du moment. Loin des Madones à l'Enfant, sereines et lumineuses sur fond de roses, ses figures religieuses sont gagnées par l'angoisse et la douleur profonde. Ses dernières peintures, cependant, ne sont pas toutes aussi tourmentées. Ainsi, la Nativité mystique (vers 1501, Londres) délivre une vision d'espérance retrouvée. Botticelli achève sa vie dans l'isolement, loin des courants artistiques nouveaux qui se dessinent à Florence. Il meurt, presque oublié, après avoir été le plus grand peintre de la cité. Victoria Chaine et Dominique Vivent

Fiche Technique

Paru le : 03/11/2003

Thématique : Histoire de la peinture

Auteur(s) : Non précisé.

Éditeur(s) : Beaux-arts magazine Musée du Luxembourg de Paris

Collection(s) : Beaux-arts collection

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-84278-444-8

EAN13 : 9782842784447

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 66

Hauteur : 30 cm / Largeur : 24 cm

Épaisseur : 0,7 cm

Poids : 380 g