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Franchir le canal du Midi : les ponts sur la Grande Retenue

Auteur : Languedoc-Roussillon. Inventaire général du patrimoine culturel

Paru le : 06/02/2014
Éditeur(s) : Lieux dits
Série(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Auteur du texte : Jean-Michel Sauget - Auteur du texte : Isabelle Jonc - Auteur du texte : Samuel Vannier - Photographe : Marc Kérignard - Cartographe : Véronique Marzo-Marill

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Résumé

Histoire de la construction des ponts permettant de franchir le canal du Midi, depuis la première génération de ces ouvrages, de 1676 à 1692, aux ponts de l'ère industrielle, au XIXe siècle. Séparant le Languedoc en deux, le canal devait contribuer au développement du commerce intérieur et profiter aux campagnes traversées. Il est inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1996. ©Electre 2017

Quatrième de couverture

Franchir le canal du Midi les ponts sur la Grande Retenue Le canal du Midi, inauguré en mai 1681 par l'Intendant de Languedoc et par le président né des États de Languedoc, a représenté un défi technique majeur que Pierre Paul Riquet a relevé sans pouvoir en connaître le terme. La voie d'eau devait permettre de développer le commerce interieur et apporter la prospérité aux campagnes traversées. Le canal, long de 240 kilomètres, représente une coupure physique majeure dans le paysage, coupant en deux le Languedoc. La documentation abondante concernant les ponts construits sur la Grande Retenue, bief de près de 54 kilomètres entre Argens, dans l'Aude, et l'échelle d'écluses de Fonsérannes, en face de Béziers, a mis en évidence le retard important apporté au rétablissement des communications et le nombre limité d'ouvrages autorisés par l'administration royale : la Province finance les ponts sur les grands chemins, les diocèses s'occupent de ceux placés sur les chemins de traverse tandis que les communautés d'habitants sont chargées de ceux placés sur les chemins vicinaux. La plupart des ouvrages sont adjugés au moment de l'ouverture de la navigation. Les premiers ponts sont construits dans la tradition médiévale, avec un tablier au dos d'âne très prononcé et une arche étroite qui rétrécit fortement le lit du canal au point de gêner parfois la navigation. La fin du XVIIIe siècle marque une rupture architecturale profonde ou les nouveaux ponts témoignent de la puissance de la Province qui rénove en profondeur son réseau routier. Par la suite, le vieillissement des ouvrages, aggravé par un défaut d'entretien chronique, va nécessiter de nombreuses reconstructions mais, par chance, il subsiste encore la moitié des premiers ponts édifiés sur le bief. L'Inventaire général du patrimoine, belle entreprise de la Connaissance créée par André Malraux en 1964, relève, depuis la loi de décentralisation de 2004, d'une compétence régionale. Chargé de recenser, étudier et faire connaître le patrimoine culturel d'une région, il s'inscrit dans une véritable dynamique de développement touristique et culturel des territoires étudiés. Afin de révéler au public le fruit de ses recherches menées sur des joyaux encore méconnus, la Région Languedoc-Roussillon soutient la création d'ouvrages sur le patrimoine. C'est le cas pour la collection Focus Patrimoine Languedoc-Roussillon, qui fait la part belle aux illustrations et met en lumière un site, un monument, un objet ou un personnage particulier de notre patrimoine. Après avoir porté un éclairage sur les soieries de Nîmes, les châteaux des archevêques de Narbonne, puis évoqué l'oeuvre de Gustrave Fayet et les richesses architecturales de la vile de Perpignan à partir du milieu du XIXe siècle, la collection s'intéresse au Canal du Midi, oeuvre majeure classée au patrimoine mondial. Beaucoup d'ouvrages ont été publiés sur ce canal très particulier qui relie Toulouse à Sète. Pourtant, beaucoup de points demeurent encore dans l'ombre, notamment celui concernant les ponts qui permettent de franchir cette voie d'eau qui, en dehors des bienfaits qu'elle supposait apporter aux contrées traversées, a constitué une gêne réelle pour les communautés traversées, se comportant en véritable frontière liquide. L'étude des ponts qui jalonnent la « Grande Retenue » entre Argens et Béziers éclaire d'un jour particulier les relations entretenues, pendant deux siècles et demi, par Pierre-Paul Riquet puis par son administration, avec la Province de Languedoc, les différents diocèses et les communautés concernées au sujet de ces ouvrages d'art vitaux aux bonnes communications et au commerce. Je vous souhaite une bonne lecture de Franchir le canal du Midi, les ponts sur la Grande Retenue qui apporte un éclairage nouveau sur des ouvrages, parfois modestes, dont le rôle fut vital pour l'économie régionale.

Fiche Technique

Paru le : 06/02/2014

Thématique : Autres réalisations architecturales

Auteur(s) : Auteur : Languedoc-Roussillon. Inventaire général du patrimoine culturel

Éditeur(s) : Lieux dits

Collection(s) : Focus patrimoine Languedoc-Roussillon, n° 5

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-36219-092-7

EAN13 : 9782362190926

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 136

Hauteur : 21 cm / Largeur : 15 cm

Épaisseur : 1,1 cm

Poids : 366 g