Chargement...
Chargement...

Pierre Mikaïloff

Publié le 01/01/2014
Post-punk : 1978-85, aux éditions D. Carpentier Au « 91 », rue Porte-Dijeaux
En janvier 1978, les Sex Pistols se séparent après un concert désastreux au Winterland de San Francisco. Quelques mois plus tard, Johnny Lydon pose les bases du post-punk à la tête de Public Image Ltd. Siouxsie and the Banshees, The Slits, The Cure et Joy Division ne tardent pas à s'engouffrer dans la brèche.

Les barrières entre les tribus urbaines tombent les unes après les autres. Ex-punks et clubbers se mélangent au Batcave, sous le regard rehaussé de rimmel du futur Boy George, tandis que des aventuriers sonores nommés Killing Joke, Virgin Prunes ou Alien Sex Fiend repoussent toujours plus loin le seuil de la douleur, et que Depeche Mode et U2 convoitent les places laissées vacantes par les dinosaures des années 1970.

La France aussi connaît sa révolution post-punk, avec Elli & Jacno, Indochine, Rita Mitsouko, Étienne Daho et Taxi Girl, tenants d'une pop «qualité France», et plus tard, avec Bérurier Noir et les Garçons Bouchers qui abattent les murs qui séparent les squats des charts.

Au milieu des années 1980, les héros rentrent dans le rang (trop de MTV, de Live Aid, de drogues, d'argent...), mettant un terme à la dernière grande vague de créativité qu'ait connu la pop music.
Chargement...