Théoricien de la réconciliation de la modernité (qui se déchirait d'elle-même), la publication en février 1988 de son ouvrage La pensée postmétaphysique définit les grands axes de son travail.
Héritier du matérialisme historique de Marx, ses observations portaient principalement sur la distinction entre la morale et l'éthique, où il nuance le dialogue intérieur de la pensée kantienne et prône une éthique de la discussion permettant de déterminer collectivement les comportements moraux.
Il était également l'un des précurseurs du patriotisme constitutionnel, et voyait un engagement national détaché des notions ethniques, et tourné vers l'attachement pour les institutions et les valeurs communes comme la démocratie ou la liberté d'expression.
Son travail sur la philosophie sociale, morale et politique (mais aussi en tant qu'historien de la philosophie au travers de de son diptyque Histoire de la philosophie publié dans la NRF Essais) trouve encore un écho particulier, faisant de lui un des philosophes contemporains les plus importants.