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Mollat Vox 52

Publié le 22/11/2010
Les libraires sont de retour avec leurs coups de cœur sonores. Montez le son !
Soeurs et frères de Claude Ponti (École des loisirs), présenté par Elisabeth Paré
Ta sœur est étrange ? Ton frère est bizarre ? Tu ne les comprends pas ? Ils ne sont pas prêteurs ? Ni rigolmarrants ? Ils coulent du nez ? Ils sont égoïstes ? Mous ? En dessous du niveau de la mer ? Cadavériqueux ? Ramolvisqueux ?
Tu veux apprendre à connaître ta sœur ou ton frère ? Tu veux apprendre à les reconnaître pour mieux les ignorer, ou au contraire pour les savourer et les aimer sans limites ? Tu veux être sûr(e) de les identifier sans te tromper ? Tu veux savoir ce qu'est la sorofrèrerie ? Tu veux échanger ton frère contre un autre ? Tu veux une petite sœur ou un petit frère ? Tu veux être sororalement fraternel ? Ou fraternellement sororal ?


L'accueil joyeux du monde et de cette existence charnelle : christianisme et ascétisme de Jean-Pierre Siméon (Cerf), présenté par Valérie Dulau
Contrairement à une représentation courante, le christianisme n'est pas une religion marquée par des interdits, appelant à fuir le péché et les plaisirs de ce monde, méfiante à l'égard du corps et de la sexualité. Le christianisme est d'abord la pensée et la célébration du « don » : Dieu a donné la vie aux hommes. Dieu s'est lui-même donné au monde et aux hommes en faisant sa demeure parmi nous. Vivre est, en soi, une chose bonne, même si la vie peut être souvent décevante, parfois tragique, vécue comme un malheur. Les hommes sont tous appelés à être enfants de Dieu. Ils sont donc frères. Un seul commandement nous est donné : il est invitation non pas à l'ascèse, mais à l'amour... de Dieu et, dans le même mouvement, du frère. Ainsi, dans le christianisme, comme dans la plupart des sagesses humaines, l'ascèse a le sens d'un appel à une nécessaire maîtrise de soi pour faire place à l'autre, à l'humanité, au don, à la bonté, à Dieu.
En réfléchissant à la bénédiction dont le monde et l'homme sont gratifiés, au plaisir et aux multiples voies d'accomplissement, en traitant avec simplicité et profondeur des questions du renoncement et de la pauvreté évangéliques, l'auteur montre bien la place nécessaire mais discrète de l'ascèse, et nous invite à chanter l'accueil joyeux du monde et de notre existence charnelle.


La saga des Wildenstern - Voraces d'Oisin McGann (Mango), présenté par Anne Chauvel
Chez les Wildenstern, on n'hésite pas à tuer les membres de sa famille pour atteindre le sommet, et même les morts veulent leur part du gâteau. Nate rentre au manoir familial après un voyage. Il est accusé du meurtre de son frère aîné, mort dans de mystérieuses circonstances. Il décide d'enquêter pour découvrir la vérité.


Apprendre à prier à l'ère de la technique de Gonçalo Tavares (Viviane Hamy), présenté par Fleur Aldebert
Lenz B., le grand chirurgien, façonné par son éducation et l'admiration qu'il porte à son père, Frédéric Buchman, refuse de porter le même patronyme que son frère Albert, le jugeant médiocre et faible. Lorsque son frère meurt, il estime pouvoir recouvrer son identité. Une densité d'analyse mise au service d'un personnage totalement obsédé par la force et la puissance.


Juke-box Cadillac de Doug Allyn (Rivages), présenté par Olivier Pène
Detroit, dans les années 1960. Les immigrants venus du Sud continuent d'affluer, attirés par les offres d'emplois des usines automobiles et par l'espoir d'une vie meilleure. Ils fuient la cueillette du coton, la misère et le racisme. Ils apportent leurs âmes blessées depuis des générations, leur souffrance... et leur musique : le blues. Une musique du cœur, fondatrice d'une grande partie de la culture américaine, mais surtout une musique noire, pivot d'une formidable évolution sociale et culturelle symbolisée par les célèbres studios Motown.
Mais Detroit est aussi une ville de gangsters. Tommy DeMeo, jeune voyou blanc à l'enfance malheureuse et sans avenir, y débarque, fuyant sa province profonde. Il a déjà connu la taule et semble voué à y retourner tôt ou tard. Tommy DeMeo aime le blues, les voitures d'époque, les calandres chromées, les carrosseries rutilantes, les moteurs V8. Il aime aussi Martika, une chanteuse noire au destin tragique. Sera-t-il, comme tant d'autres, sauvé par la musique ?


La France de Raymond Depardon : exposition, Bibliothèque Natiionale de France, 30 sept. 2010-9 janv. 2011 (Seuil/BNF), présenté par David Raïffé
Journaliste, scénariste, Raymond Depardon est surtout considéré comme l'un des maîtres du film documentaire mais aussi de la photographie.
Cette nouvelle aventure est issue d'une idée folle qui le travaillait depuis longtemps : photographier seul à la chambre 20x25 le territoire français, ses régions, ses pays à la manière d'un Walker Evans - photographe américain du début XXème siècle dont il admire le travail. Les photographies sont donc prises, comme au tout début de l'histoire de cet art, à l'aide d'une chambre posée sur un pied, contrainte qui a aidé l'artiste à ne faire qu'une photographie de chaque lieu, à assumer l'angle de vue, à voir frontalement.
Dés 2004, Raymond s'est mis à sillonner le pays à bord de sa fourgonnette aménagée : «J'ai visité des lieux très différents, nous dit-il, où parfois l'histoire n'a rien de commun d'un “pays” à un autre. Cette distance que je me suis imposée, techniquement et formellement, m'a permis de passer au-dessus des spécificités régionalistes et d'essayer de dégager une unité : celle de notre histoire quotidienne commune
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