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Le symbolisme et la peinture

Publié le 28/06/2010
Le symbolisme en Belgique, une exposition à voir actuellement aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles pour découvrir ce mouvement marquant de la création artistique européenne.
Le symbolisme est, au début, un courant littéraire qui apparaît en France, en réaction au naturalisme. C'est Jean Moréas le premier qui emploie ce terme dans un article du Figaro pour parler de la poésie de Mallarmé, de Baudelaire et de Verlaine. Il l'utilise pour désigner l'analogie que cette poésie souhaite établir entre l'idée abstraite et l'image chargée de l'exprimer.
Le symbolisme est à la charnière de l'art moderne. Il s'attache à décrire des mondes artificiels, fantastiques bâtis sur les plaisirs esthétiques de la couleur, le naturel est exclu, place à l'excentricité, à la provocation. A rebours de Joris-Karl Huysmans est l'un des textes fondateurs dans la description d'un monde d'esthétisme décadent.

Le symbolisme n'est pas un genre en soi mais plutôt une démarche intellectuelle qui use de moyens variés pour traduire de manière plastique le message symboliste : un tableau, une sculpture symbolistes restent avant tout énigmatiques. Ce n'est pas la compréhension visuelle de l'observateur que l'on recherche mais sa sensibilité, son émotion.
Il faut comprendre le symbolisme comme un grand mouvement culturel qui a marqué la fin du XIXème siècle et le début du XXème. Il a fasciné des nombreux artistes dans toute l'Europe, la Russie et même les États-Unis. Le symbolisme englobe les préraphaélites en Angleterre, les nabis en France, le mysticisme en Allemagne et va jusqu'au courant pictural de l'Art Nouveau.

L'artiste symboliste doit se confronter au mystérieux, au mélancolique, à l'occulte, à toutes les faces cachées de l'humain. Un portrait est symboliste si l'artiste met en valeur la dimension psychique, l'état d'âme de son sujet. Le regard, miroir de l'inconscient, dévoile le secret. Les thèmes communs d'inspiration sont la solitude, l'imaginaire, la mort.

Citons quelques artistes représentatifs de ce mouvement : Gustave Doré, Odilon Redon, Puvis de Chavannes, Millais, Rossetti, Burne-Jones … La musique européenne est aussi influencée par le symbolisme : Richard Strauss, Claude Debussy, Richard Wagner y sont associés.

Michel Draguet, le commissaire de l'exposition, Le symbolisme belge, nous offre un parcours à travers plus de 200 œuvres et son analyse sur ce mouvement majeur en Belgique. De Rops à Spilliaert en passant par Khnopff, Ensor, Minne, l'auteur nous dresse un panorama de la création belge et le portrait d'une société en crise avant la Première guerre mondiale. L'ouvrage explore aussi les influences et les liens entre tous les artistes européens impliqués dans cette veine créatrice, des écrivains, des poètes, des musiciens, des sculpteurs. Un catalogue très illustré qui accompagne un moment majeur dans l'histoire artistique belge et européenne.
Une exposition à voir jusqu'au 27 juin 2010.

Munch ou l'anti-cri, à la Pinacothèque de Paris jusqu'au 18 juillet 2010, nous donne à voir un aspect oublié de ce grand peintre norvégien surtout connu son célèbre tableau : Le cri.
Des dessins, des peintures, des gravures de collectionneurs privés rarement présentés, sont réunis pour comprendre l'ampleur et la richesse de ce grand artiste dont l'œuvre trouve son inspiration dans sa vie familiale mais aussi dans sa confrontation avec ses contemporains.
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