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MollatVox 37

Publié le 04/11/2009
Les libraires sont de retour avec leurs coups de cœur sonores. Montez le son !
 Suicide et travail, que faire ?, de Christophe Dejours et Florence Bègue, présenté par Mylène Ribereau.
Pourquoi le travail conduit-il certains d'entre nous à se suicider ? Que signifient ces actes, quel message adressent-ils à ceux qui restent ? Que s'est-il passé dans le monde du travail pour que des suicides soient perpétrés jusque sur les lieux du travail ? En quoi consistaient les protections qui permettaient naguère de conjurer ce fléau ? Que faire après un suicide ? Quelles investigations convient-il de mettre en oeuvre pour élucider les étapes du processus conduisant à la mort ? Quelles transformations de l'organisation du travail peut-on envisager pour reconstruire le tissu social et les solidarités sans lesquelles il n'y a pas de prévention du suicide possible ?
Ce livre rassemble les principales données cliniques et théoriques sur le suicide au travail. Prenant appui sur une intervention menée après plusieurs suicides sur un même site, les auteurs proposent une série de principes sur lesquels il est possible de fonder une action rationnelle.
Arbres extraordinaires, de Lewis Blackwell, présenté par Clémentine Soubeyrol.
Chaque arbre est un miracle.
Lewis Blackwell explore les liens extraordinaires qui unissent l'arbre à l'homme. Un texte passionnant et des photos époustouflantes.
La subversion des images : surréalisme, photographie, film, dirigé par Quentin Bajac, Clément Chéroiux, présenté par David Raiffé
« Le vice appelé Surréalisme est l'emploi déréglé et passionnel du stupéfiant image », écrivait Louis Aragon. « Passionnel » et « déréglé », nul autre qualificatif ne semble mieux décrire l'usage que les surréalistes ont fait des images. La photographie est omniprésente dans les différentes activités du groupe : elle se collectionne et s'échange ; elle accompagne la publication des livres, des revues et de quelques tracts ; elle inspire des textes ou des jeux ; elle devient oeuvre entre les mains de certains et s'expose aux côtés des peintures, des sculptures, ou des objets surréalistes. Elle est aussi importante dans leur vie que dans leur art.
À travers près de 500 reproductions d'oeuvres et de documents visuels, des essais historiques et théoriques, ainsi qu'une anthologie de textes, ce livre a pour ambition de recenser et d'étudier les multiples utilisations de la photographie par les surréalistes. Il rassemble un large florilège des plus belles épreuves de Man Ray, Hans Bellmer, ou Claude Cahun, présente des oeuvres peu connues comme les photomontages d'André Breton, Paul Eluard ou Antonin Artaud, et fait découvrir des corpus restés jusqu'alors confidentiels : les objets photographiques de Léo Malet, les montages d'images de Benjamin Fondane, les abstractions d'Artür Harfaux et bien plus encore.
Par-delà l'hétérogénéité des pratiques et des formes plastiques, l'enjeu de cet ouvrage est de mesurer la rupture introduite par les images modernes - la photographie, mais aussi le cinéma - dans le régime des représentations traditionnelles. Reprenant les mots d'Arthur Rimbaud, les surréalistes voulaient « changer la vie ». Mais ils avaient compris que pour changer la vie, il fallait commencer par changer la vue, « C'est par la force des images, affirmait Breton, que [...] pourraient bien s'accomplir les vraies révolutions. »
Malo de Lange, fils de voleur, de Marie Aude Murail présenté par Adeline Macéra
Malo de Lange est recueilli en 1822 par l'abbé Pigrièche à l'orphelinat de Tours. Il n'a que douze ans, est à peine éduqué. Il est arraché à ses tantes adoptives par un Riflard qui se prétend son père et le maltraite. Il réussit à s'évader et part à la recherche de son vrai père. Il aime en secret Léonie de Bonnechose, belle et riche.
L'aventure du désert, de Christine Jordis présenté par Véronique Marro
L'aventure du désert
Je me suis longtemps demandé pourquoi certaines personnalités exerçaient sur nous une fascination sans fin. Emily Brontë, Rimbaud, T.E. Lawrence, Charles de Foucauld... pour citer pèle-mêle quelques-uns de ces personnages en apparence les plus opposés. Puis je compris qu'ils se ressemblaient. Les liait une expérience intérieure si profonde qu'une vie entière ils y restèrent fixés.
Foucauld, Lawrence, deux hommes que rapprochent une époque, l'aventure, la guerre, le désert, le renoncement. Tous deux partis vers des terres inconnues et des royaumes sans roi : Charles de Foucauld se rendit dans le désert et y rencontra Dieu ; T.E. Lawrence, s'il n'arriva pas à la même conclusion, ressentit lui aussi l'appel de cette terre sans bornes. Le désert, où trouver l'extrême, l'héroïsme, une autre existence - où entendre dans la solitude « le verbe vivant » que l'on porte avec soi.
Saints et héros, selon certains, espions de haut vol selon d'autres, une démarche essentielle relie ces chercheurs d'absolu, si différents soient-ils. Le goût de l'excès, peut-être, et la volonté de fuir la société ? Certain désir de s'écarter de la vie ordinaire, de « vivre à hauteur de mort »
Les liens du sang, de Thomas H. Cook présenté Oliver Pene
Dans une salle d'interrogatoire, l'inspecteur Samuel Petrie demande à David Sears de raconter sa version des faits. Avec sa soeur Diana, il a été élevé par un père paranoïaque et schizophrène. Après sa mort, ils mènent une vie normale. Lui devient avocat. Elle se marie avec Mark, un généticien, et ils ont un fils, Jason, qui présente des troubles mentaux et est hospitalisé. Il meurt à l'hôpital.
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