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Droit de cité pour Miles Davis à la Villette

Publié le 23/10/2009
Après John Lennon, Jimmy hendrix et serge Gainsbourg, c'est au tour du trompettiste Miles Davis de s'exposer à la Cité de la Musique de Paris. A l'initiative de Vincent Bessières et sous la direction de Laurent Bayle, le plus célèbre des jazzmen fera donc l'objet d'une imposante exposition du 16 octobre 2009 au 17 janvier 2010.

"We want Miles", qui sonne déjà comme l'évènement de cette rentrée, ravira les oreilles les plus averties comme les plus profanes, car lorsqu'il s'agit du maître, impossible de rester dans la demi-mesure. Ainsi, les deux niveaux du musée, élégamment investis, accueilleront quelques 500 pièces "contextualisant", d'après Vincent Bessières, la carrière colossale de Miles Davis. Tant respectueux de la chronologie musicale que soucieux d'expliquer le travail de son sujet, il centre la visite autour de la musique (la vraie star), et dispense par une habile mise en scène le seul virus bon pour la santé: celui du jazz.


La mélancolie de l'homme noir
Aux trois fameux voeux adressés par la comtesse de Koenigswarter à ses poulains du jazz, Miles Davis répond à l'excentrique mécène: Etre blanc. En écho à une autre icône de la musique noire américaine, impossible aujourd'hui de ne pas voir un lien entre Miles Davis et Michaël Jackson. Le roi de la pop et le maître du jazz. Tous les deux géniaux et détestables, visionnaires et controversés, millionnaires, mégalomanes, prolifiques, médiatiques; en un mot comme en cent, légendaires.


D'un côté il y a le jazz, et de l'autre, Miles Davis
Loin du strass et des excentricités de fin de carrière, on retiendra avant tout le musicien surdoué au son inimitable, et cette monumentale discographie.
Virtuose de la non-virtuosité, ascète de la note, maître du silence et de l'allusion, son style l'impose d'emblée comme le nouveau prodige de la trompette, après Clark Terry et Dizzi Gillespie. L'utilisation très caractéristique de la sourdine Harmon et son inclination pour le staccato (art de délier les notes), feront de sa sonorité une véritable marque de fabrique.
Toujours en quête d'expérimentation, ouvert aux autres musiques, il sera co-fondateur de tous les genres de jazz moderne, depuis le be bop jusqu'au jazz atonal, en passant par le hard bop, le jazz cool, et même la fusion. Sa polyvalence et ses prouesses d'improvisateur en font un phénomène sur scène, ce qui lui vaut un agenda international et quantité d'albums "live" de marque. Prestations qu'il partage avec la crème du jazz mondial, car le démiurge est ausi un remarquable dénicheur de talents. Son flair exceptionnel et son sens de la pédagogie ont révélé des partenaires aussi prestigieux que Bill Evans, John McLaughling, john Coltrane, pour ne citer qu'eux. "Quiconque joue à mes côtés devient une star", déclare-t-il insolemment. Et encore, c'était sans compter les suiveurs de l'époque et la nouvelle génération de musiciens, pour qui Miles Davis est, et restera, l'ultime référence.


Focus
Alors que Sony Music édite en cette fin d'année une somptueuse intégrale de ses enregistrements Columbia, profitons de la fête pour revoir la discographie et la bibliographie de ce monstre sacré du jazz, plus que jamais d'actualité. Pour en savoir davantage à ce sujet, vous pouvez contacter Mollat Musique par téléphone au 05 56 56 40 72 ou par courriel à musique@mollat.com.

Pour en savoir davantage, vous pouvez visiter l'excellent site que La cité de la Musique consacre à l'exposition We want Miles

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