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Les hommes du Nord: Vikings et Scandinaves

Une actualité de Libraires
Publié le 15/02/2018
Barbares, envahisseurs brutaux avides de sang, de conquêtes et de pillages, telle est l'image qui prédomine encore dans nos esprits dès lors que sont évoqués ces féroces guerriers du nord que sont les Vikings. A l'occasion de la sortie du livre d'Anders Winroth Au temps des Vikings paru aux éditions La Découverte, le rayon Histoire de la librairie Mollat vous propose au travers d'un dossier et d'une table de revenir sur l'histoire, la culture et la société souvent méconnues de ces mystérieux peuples du septentrion.

Dossier rédigé par Jean-Baptiste Garros

Qui sont les Vikings ? Mais surtout qu'est ce qu'être un Viking ? Quelles traces ont-ils laissé dans l'Histoire ? Peut-on évoquer leur histoire sans évoquer celle de la Scandinavie ancienne et médiévale ?

Nombreuses sont les images d’Épinal qui perdurent encore dans nos esprits à la seule évocation des Vikings : de celle du barbares hollywoodien viril et dénudé, armé de sa hache et voguant sur son féroce drakkar à celle de l'effrayant casque à corne wagnérien. Pourtant, une fois passé ce voile opaque, chercheurs et lecteurs découvrent alors un portrait bien différent de ces guerriers et gens du nord, une civilisation riche d'une culture unique et industrieuse et d'une mythologie foisonnante. Mieux encore ils sont à l'origine d'un genre littéraire particulier: la saga, ces récits épiques et mythiques que chantaient les scaldes, ces fiers poètes guerriers, et que philologues et linguistes ne cessèrent de redécouvrir entre le XVIIIe et le XXe siècle au point d'inspirer un grand nombre de nos productions littéraires contemporaines.

Ces peuples de marchands et d'explorateurs repoussèrent toujours plus loin les frontières de leur monde. Du prospère royaume franc à l'exotique monde arabe en passant par la florissante Byzance, ceux que l'Histoire a retenu sous le terme générique de Vikings ne cessèrent de partir à la découverte de nouvelles terres de butins et de richesses lointaines. Parfois même ces insatiables voyageurs s'installaient-ils en quelques endroits, soit durablement comme en Islande, soit provisoirement pour y commercer ou vendre leurs talents martiaux au plus offrant tels les Varègues, ces farouches guerriers suédois, qui entre le IXe et le XIIIe siècle composèrent la loyale et redoutable garde d'élite de l'empereur byzantin.

Mais ne transformons pas les loups en dociles agneaux. La guerre et le combat font partie intégrante des sociétés scandinaves anciennes et médiévales pour qui le butin est un élément majeur du système de don/contre-don sur lequel s'appuient les chefs des grands halls pour s'attacher guerriers et autres hommes libres. Les Vikings sont de ces aventuriers qui choisirent de fondre sur une Europe en crise à partir du IXe siècle pour y collecter gloire et richesses. Contrairement à ce que l'on pense, ils le firent de manière organisée, s'appuyant sur ces formidables navires que sont les véloces drakkars ainsi que sur la faiblesse d'un monde carolingien depuis longtemps déjà déchirée par la guerre.

En revenant sur le phénomène des Vikings, historiens archéologues et philologues reviennent sur la légende noire de ces peuples nordiques qui loin d'être des barbares sanguinaires furent aussi des acteurs de premiers plan de la fin de l'antiquité tardive et du Moyen Âge.

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