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La catastrophe 1

Publié le 22/05/2008
Les 23 et 24 mai 2008, les rencontres de Malagar s'intéresseront au thème de la catastrophe. Originellement prévues à Malagar, les rencontres se tiendront au Centre culturel des Carmes à Langon.
"Chaque catastrophe n'est-elle pas par principe un événement absolu ? Non pas un risque un peu plus grand qui ébranlerait un peu plus la vie, et contre lequel il faudrait un surcroît relatif de protection, mais au con­traire autre chose qu'un simple risque, qui menace jusqu'à l'existence de la collectivité, de l'espèce ou de la nature, et qui ébranle non seulement l'efficacité de la protection mais sa possibilité et ses principes mêmes, éthiques, juridiques, politiques ? "

Groupe 2040, Le Temps des Catastrophes, Esprit, mars/avril 2008

Le Centre François Mauriac de Malagar organise depuis 10 ans, sur une idée de Jean Lacouture, une rencontre annuelle en septembre, autour d'un thème culturel, littéraire, historique, philosophique ou de société.

Devant le succés de ce rendez-vous et l'accroissement du public, Jean-Claude Guillebaud, élu Président du Centre François Mauriac en 2006, a souhaité créer un nouveau rendez-vous en ouverture de la saison culturelle d'été : Les Rencontres de Malagar qui cette année (23 et 24 mai) seront consacrées au thème de la catastrophe. A la collaboration d'origine avec l'Association Internationale Jacques Ellul, s'ajoutent les partenariats avec France culture et la Librairie Mollat.

Désastre, fléau , cataclysme, ruine, Shoah, apocalypse..., autant de vocables relayant le terme "catastrophe".

Naturelle, humaine, sanitaire, nucléaire et même financière..., autant de formes que peut revêtir la catastrophe. Quel que soit son champ, elle touche à la vie ; elle frappe et ravage aveuglément.

Inéluctable, la catastrophe convoque la fatalité ; changeante, elle reflète étonnemment son époque ; prévisible, elle questionne la responsablilité. La catastrophe interroge nécessairement la nature et la politique ; elle donne à penser l'homme, sa place et son action dans le monde.

Les intervenants de renom réunis lors de ces journées, nous invitent à réfléchir avec eux sur la nature et la diversité des catastrophes, sur leurs modes opératoires et leurs conséquences, mais aussi sur les discours tenus à leur propos.

"Nos concitoyens étaient comme tout le mone, ils pensaient à eux-mêmes, autrement dit ils étaient humanistes : ils ne croyaient pas aux fléaux. Le fléau n'est pas à la mesure de l'homme, on se dit donc que le fléau et irréel, c'est un mauvais rêve qui va passer. Mais il ne passe pas toujours et, de mauvais rêve en mauvais rêve, ce sont les hommes qui passent et les humanistes en premier lieu, parce qu'ils n'ont pas pris leurs précautions."

Albert Camus, La peste, Gallimard

Pour en savoir plus sur le programme et l'agenda : Malagar

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