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Les tables des libraires

Les coups de cœur de vos libraires

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La rentrée 2024

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"Le rêve ignore le néant"

Hommage au psychanalyste Jean-Bertrand Pontalis (15 janvier 1924 - 15 janvier 2013)

Robert Badinter : 1928 - 2024

Ancien garde des sceaux, avocat et essayiste, Robert Badinter nous a quittés à l'âge de 95 ans. Fervent défenseur de l'abolition de la peine de mort, qu'il a fait voter en France en 1981, il combattra toute sa vie pour les droits humains. Retrouvez notre sélection d'ouvrages ci-dessous.

L'art culinaire dans les mangas

Dévorons ensemble les mangas sur la cuisine !

Le phénomène True Crime

Ou histoires criminelles vraies !

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Auður Ava Ólafsdóttir - Eden

En partenariat avec le festival Lettres du Monde,
Auður Ava Ólafsdóttir vous présente son ouvrage "Eden" aux éditions Zulma. Entretien avec Helga Panier.

Rencontre avec Jordi Savall

En partenariat avec l'Opéra National de Bordeaux, rencontre avec le musicien Jordi Savall.
Entretien avec Christophe Loubes.

Coups de cœur

La Banalité du bien

Une Histoire tout sauf banale
 
 
En écho au concept philosophique d'Hannah Arendt "la banalité du mal", développé dans Eichmann à jérusalem,  le récit de d’Enrico Deaglio "la banalité du bien" relate le destin d'un homme qui aura permis de sauver plus de 5000 juifs en Hongrie. Pourtant, rien ne semblait prédestiner Giorgio Perlasca, italien engagé du côté fasciste et combattant en Espagne aux côtés de Franco - à participer à ce sauvetage. 
En 1944, lors d'un déplacement professionnel à Budapest, il est témoin de l'assassinat d'un enfant juif, ce qui le révulse profondément. 
Le jour de l'armistice entre l'Italie et les Alliés (8 septembre 1943), il se trouve encore dans la capitale hongroise  et se retrouve donc "ennemi" des hongrois et par-là même en danger. Pour cette raison, il se rend à l'ambassade espagnole, un pays neutre à l'époque afin d'y trouver refuge. 
Ayant obtenu de l'ambassade la citoyenneté espagnole et un passeport, il se transforma en « Jorge Perlasca » et fut employé par le diplomate Ángel Sanz Briz dans sa tentative de sauver les Juifs de Budapest, résidant dans des « maisons protégées » préparées à cette fin et où ils étaient sous la protection de sauf-conduits. Cette opération avait été organisée avec la collaboration de quelques ambassades d'autres pays. En novembre 1944, L'ambassadeur espagnol quitte Budapest, et Perlasca décide de prendre sa place et de se faire passer pour lui. Il le remplace habilement en falsifiant des lettres de nomination. Doté d'un sens de l'organisation exceptionnel et animé par la colère et courage, il s'occupe des maisons refuge pour les Juifs, veillant chaque jour à leur fournir nourriture et soins, bravant ainsi les Nazis et les Croix Fléchées hongroises.

Grâce à l'auteur Enrico Deaglio, le lecteur suit Perlasca au quotidien dans les rues de Budapest, et dans un récit extrêmement vivant retraçant les rencontres, les angoisses, les peurs, le danger.  
 
Trouver le pourquoi du bien plutôt que celui du mal  s'avère complexe ; mais la conclusion paraît évidente : cette histoire est le triomphe de l'humanité.  Giorgio Perlasca a été reconnu juste parmi les Nations. 

Stella et l'Amérique !

Stella : sainte vierge ou vraie martyre ?
Un faux roman américain écrit par un suisse, ça vous rappelle quelque chose ? Joseph Incardona se lance à la conquête de l'Amérique dans ce road-trip complètement fou qui ferait pâlir d'envie Quentin Tarantino. 

Stella vit dans son camping-car en itinérance sur les routes. Pour vivre, elle vend son corps aux hommes de l'Amérique rurale, avec un certain succès, notamment depuis quelques semaines... En effet, elle semble être dotée d'un mystérieux pouvoir : après l'acte charnel, les boiteux marchent, les aveugles voient, les phtisiques respirent à pleines bronches. La file d'attente s'allonge devant la caravane, et attire l'attention d'un prêtre catholique ancien G.I. qui voit en elle un miracle qu'il faut protéger. Mais le Vatican ne l'entend pas de cette oreille : cette sainte ferait une bien meilleure martyre, elle entacherait moins l'image de l'Eglise ... Les terribles frères Bronski sont donc missionnés pour la retrouver et la tuer, mais notre ancien soldat veille au grain ! Ajoutez à cela un journaliste qui rêve d'un Pulitzer, vous obtenez un roman hilarant qui déménage, bourré de références à la pop-culture américaine et aux clichés des films d'action : jouissif !

Beloved, Toni Morrison

un récit historique violent, une écriture sensible du deuil et une dimension fantastique horrifiante
redécouvrez "Beloved" de Toni Morrison, dans une nouvelle traduction de Jakuta Alikavazovic.

Sethe est une jeune esclave et mère de quatre enfants. Les trois premiers ont déjà été envoyés hors de la plantation, sains, saufs et désormais libres. Mais la quatrième, encore bébé, l'accompagne dans sa course contre la montre, fuyant la plantation du Bon-abri, les gardes aux trousses. Sethe se retrouve rapidement prise au piège et face à un choix tragique : infliger une vie de souffrance et d'esclavage à sa jeune fille, ou bien l'épargner, mais en la tuant de ses propres mains. Finalement, elle met fin à ses jours, juste avant d'etre capturée.

Dix-huit ans plus tard, Sethe, désormais libre, vit dans une maison d'anciens esclaves. Une sépulture de son bébé a été érigée, et a pour seule épitaphe "Beloved", la bien-aimée. Depuis qu'elle y est installée, des évènements étranges, presque surnaturels s'y déroulent : une présence spectrale, fantomatique semble habiter les lieux. L'atmoshpère sordide et inquiétante qui règne dans cette maison n'est pas atténuée par l'arrivée impromptue d'une jeune femme qui frappe à la porte et se présente en tant que Beloved...

"Beloved" est un roman unique en son genre : aussi bien sa forme que son fond sont atypiques. L'autrice explore, dans un récit complexe et extrêmement référencé, le concept de maternité à travers une relation trouble entre une mère et son enfant décédé. Elle mêle, dans un récit historique violent, une écriture sensible du deuil et une dimension fantastique voire horrifique. Toni Morrison se positionne alors en tant que figure forte de la lutte féministe et des droits de la communauté afro-américaine.

Busby Berkeley

Un livre-monument à la gloire d'un chorégraphe, génie visuel des premières comédies musicales d'Hollywood dans les années 30.
Il s'agit du premier livre en français consacré à Busby Berkeley célèbre pour sa création chorégraphique de somptueux tableaux visuels caractérisés par des plans zénithaux presque abstraits et de vertigineux travellings. L'ouvrage écrit par Pierre-Julien Marest et Séverine Danflous nous restitue avec brio la vie et l'oeuvre de celui que l'on surnommait Buzz. Richement illustré, il raconte aussi un morceau de la grande histoire d'Hollywood, sans éluder sa légende noire, où se côtoient stars, acteurs, actrices oubliées (Alla Nazimova, Irene Dunne, Al Jolson, Joan Blondell, Ruby Keeler...), entrepreneurs de spectacle (Phinéa Taylor Barnum, Florenz Ziegfeld), producteurs (Zanuck, Sam Goldwyn, Louis B Mayer... et petites jambes, chorus girl ou gold diggers auxquels les auteurs ont eu la belle et généreuse idée de restituer un visage, une identité, une vie.
Bubsy Berkeley, l'homme qui fixait les vertiges est un livre effervescent, de gourmandise cinéphilique, audacieux, virevoltant à l'image des chorégraphies du génial Buzz.