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De quoi l'exercice et l'expression philosophiques sont-ils le nom ?

Publié le 30/10/2012
Stanley Cavell ou « la question originante du philosophe » (1) . De L'exigence de rationalité aux Voix de la raison, l'hommage à Thompson Clarke.
D'après l'écrivain anglais Thomas Carlyle, « Vu selon la raison, aucun objet, même le plus modeste, n'est insignifiant ; tous sont comme des fenêtres, par lesquelles le regard philosophique plonge dans l'infini lui-même. » Mais, qu'en est-il précisément pour l'expression philosophique en général et plus particulièrement le scepticisme? Notre succinct propos a pour objet de souligner la récente réédition de l'ouvrage majeur : Les voix de la raison. Wittgenstein, le scepticisme, la moralité et la tragédie du philosophe américain Stanley Cavell, professeur émérite de l'Université d'Harvard. Il s'agit de montrer combien l'examen, par ce philosophe, de « l'exigence de rationalité » (2) , à propos de l'exercice et de l'expression philosophique, est au cœur de sa singulière compréhension de la nature ordinaire des formes de l'existence humaine, déterminées par l'arrière-plan (3) d'actions et de relations humaines et pour lesquelles, il présente une herméneutique du scepticisme (4) comme une attitude tout particulièrement philosophique face à l' « inquiétante étrangeté de l'ordinaire » et comme un certain « déni de l'humain » (5) .

En effet, selon Cavell, le scepticisme épistémologique est sous-tendu par l'idée d'une articulation essentielle entre l'acceptation de critères qui ordonne notre accès à l'ordre des choses et la répudiation de l'ordinarité de certains critères qui fondent nos accords anodins et quotidiens dans le langage en matière de connaissance. Par voie de conséquence, opposer un recours en termes d'un dispositif critériologique épistémique comme le propose généralement les philosophes de la connaissance se révèle vain, car il ne fait que renforcer le scepticisme comme récusation de la naturalité ou d'une possible assurance d'un accord et d'une possible répudiation de nos critères d'engagement conceptuels avec la multiplicité aspectuelle de la réalité (6). C'est pourquoi repenser les conditions ordinaires de l'expression philosophique constitue bel et bien l'impératif cavellien. Il s'agit ainsi de redonner toute leurs légitimités à nos anodines, communes ou ordinaires expériences de la signification, fussent-elles épistémologiques et ce, à l'encontre des perspectives traditionnelles de l'héritage positiviste de la philosophie analytique et celles de toute formes d'empirisme ou de philosophies du common sense.

Dès lors, l'œuvre cavellienne se révèle comme un examen critique d'une certaine prétention intellectuelle farouchement philosophique à circonscrire absolument l'expression philosophique et la théorie de la connaissance à partir de certains critères qui offre la possibilité d'une réflexion transcendantale ou externaliste sur les conditions de la connaissance, mais qui minore en retour, l'importance de nos pratiques non sémantiques en matière d'épistémologie. Elle se révèle alors également, par contrecoup, comme le projet d'une relecture des origines de la philosophie américaine, la philosophie dite analytique, qui ne voit plus en l'héritage de Frege, Carnap, Quine ou Hempel, l'alpha et l'oméga de l'expression philosophique aux États-Unis. En prétendant défendre une philosophie du langage ordinaire dans la continuité de ces illustres prédécesseurs que furent le second Wittgenstein et Austin, Cavell attire notre attention sur nos ordinaires usages langagiers, en soulignant combien au quotidien, nos mots, nos concepts ont la capacité à marquer les aspects, les différences auxquels nous nous trouvons confrontés devant la réalité.

Selon Cavell, rejeter fondamentalement l'articulation manifeste du langage à nos existences a conduit la majorité des philosophes de la connaissance « à masquer, à refuser de connaître et de reconnaître » (7) que l'exercice traditionnel de la philosophie à posé le plus souvent l'anodin, le commun, le manifeste, l'ordinaire, le non philosophique comme équivoque, comme l'absolument Autre de l'expression philosophique. Pour ces raisons, Cavell voit dans l'expression générale du scepticisme philosophique quelque chose qui ne se laisse pas seulement réduire à une pure interrogation cognitive à propos de l'existence du monde extérieur, mais il est également le signe manifeste d'une inquiétude transcendantale à l'endroit du monde et de ses composantes. Autrement dit, l'auteur interprète l'exercice philosophique et l'expression philosophique comme l'occasion de nous interroger sur ce que nous faisons avec le langage et sur ce que prétendent dire et vouloir dire (8) les philosophes le plus généralement. Pour Cavell, l'un des éléments essentiel de l'héritage austinien en philosophie est justement d'avoir « provoqué une conscience de nos échecs apparents de vouloir dire ce que nous disons. » (9)

Quant à l'idée de « la question originante du philosophe », elle puise ses sources dans l'influence initiale mais profonde d'une amitié nouée à Harvard, puis à Berkeley, avec le philosophe Thompson Morgan Clarke auquel l'ouvrage les Voix de la raison est dédicacé ainsi qu'à Austin. Largement méconnu en France, Thompson Clarke (1928-2012) est le précurseur d'un contextualisme puissant car radical qui s'oppose en partie à la philosophie du langage ordinaire oxonienne, incarnée par certains interprètes d'Austin à l'instar de Norman Malcom. Le contextualisme clarkien tend à rendre compte de l'applicabilité conceptuelle en général et ce que prétendent signifier les philosophes à propos de leurs revendications en matière de théorie de la connaissance (epistemology). En étudiant la nature de l'épistémologie dite « traditionnelle » (10), Clarke considère les critiques austiniennes vis-à-vis de l'épistémologie en général comme étant malavisées. Dès lors, il ambitionne de substituer à la méthode austinienne, la célèbre « phénoménologie linguistique », sa propre méthode d'examen des présupposés concernant la nature de l'expérience et du langage. Le contextualisme épistémologique clarkien compose et explique la motivation caractérisée de l'usage du langage ordinaire à parler de la connaissance. Dès lors, la généralisation du scepticisme épistémologique est inconséquente dans ses présupposés et ses applications. Car les raisons qui motivent un véritable doute font que celui-ci dispose d'une possible méthode de résolution inscrite dans le réel et non dans une analyse logique. Le fait de qualifier comme connaissance ou savoir ce qui ne se justifie qu'au moyen de preuves inconditionnelles est inapproprié à rendre compte de ce qu'est voir ou savoir quelque chose. Selon Clarke, une preuve conditionnant la vérité d'un énoncé de connaissance, n'est jamais qu'une preuve que relativement aux exigences et aux attentes qu'elle requiert. Elle remplit ainsi et seulement des conditions contextuelles dans lesquelles elle est efficiente et pour lesquelles elle opère ce pourquoi elle est conçue.

Par conséquent, « le réalisme à visage humain » (11) visé par Clarke le conduit ainsi un examen et à une typification des conceptions et pratiques traditionnelles de l'épistémologie. Pour Clarke, les philosophes ont insuffisamment réfléchi à leur propre langage, aux effets qu'il induit et opère alors même qu'il est l'expression de la connaissance et de la pensée par excellence, que l'on soit philosophe ou non, par ailleurs. Aussi, s'inspirant des considérations clarkiennes, en particulier dans les chapitres 6, 7 & 8 des Voix de la raison , Cavell, pense qu'il faut s'interroger sur le type d'expériences que prétendent scénariser les épistémologues, et plus encore, les sceptiques lorsqu'ils affirment avec assurance et certitude que nous ne sommes jamais en mesure de connaître l'existence du monde, que nous n'avons jamais la possibilité de garantir et de remplir les critères strictement philosophiques de nos usages conceptuels qui nous assurent réellement de l'existence d'un tel monde.

Dans une veine wittgensteinienne, celle du Tractatus-logico-philosophicus (12), cette reconsidération de l'expression philosophique par Cavell, critique l'idée que le monde serait une pure somme de choses ou d'objets qui le composeraient (13) . Dès lors, pour Cavell, rechercher « un ton pour la philosophie » (14) va consister à repenser l'acte même de « philosopher » en interrogeant « l'arrogance de la philosophie » (15) , la nature des voix des philosophes, les fameuses « Voix de la raison ». Cavell questionne les philosophes traditionnels, en interrogeant leurs prétentions si caractéristiques de l'exercice & de l'expression philosophiques à parler au nom de l'Universel, au nom de tous, au nom des autres, à être une parole exemplaire, si ce n'est paradigmatique de « l'exigence de rationalité » à parler pour l'humain dans son ensemble. Par ailleurs, en interrogeant en des termes forts clarkiens, la nature des procédures des investigations épistémologiques des philosophes (16) , Cavell souligne combien la dimension de « Projection du monde » est foncièrement à l'œuvre dans l'émergence d'une ontologie strictement philosophique. Ce point crucial explique l'articulation des rapports entre philosophie et cinéma, car le cinéma à le pouvoir de faire surgir un monde selon des modalités ontologiques évanescentes qui ne sont pas sans de profondes analogies avec celles fugitives de l'épistémologie traditionnelle.

C'est pourquoi, d'après Cavell, le cinéma et la philosophie ont en commun le pouvoir non seulement de nous faire apparaître un monde, mais surtout de nous contraindre à reconnaitre l'existence d'un tel monde, quand bien même nous ne serions pas assurés de ce qu'il est, à la manière des investigations et procédures épistémiques des disciplines scientifiques dont le nexus consiste manifestement en la preuve d'une telle existence. En d'autres termes, à l'inverse d'un Bergson (17) ou d'un Deleuze (18) pour lesquels le cinéma est un objet comme un autre pour l'expression philosophique, pour Cavell, le cinéma et la philosophie déploient par le prisme de la projection, une ontologie apophatique ou négative commune qui nous oblige moins à connaître le monde que de le reconnaître comme tel ou tel, en accord avec les autres, c'est-à-dire en nous contraignant également à les reconnaitre et à écouter leurs propres voix et leurs revendications épistémiques. Ainsi, selon Cavell, lorsque nous philosophons, l'expérience de séparation d'avec les autres tend à se substituer en énigme intellectuelle. Elle convertit ainsi la nature d'une difficulté dans le réel en un problème philosophique dont le scepticisme est l'expression la plus radicale dans la mesure où elle accentue l'idée que nous devons absolument récuser nos ordinaires manières de penser pour mieux philosopher. Vouloir penser au dehors de l'ordinaire, prétendre penser au-delà de nos communes manières de le faire tel est le phantasme originel de l'expression philosophique.

En effet, traditionnellement philosopher, revient à prétendre avoir une position externe à la pensée et au langage, à prétendre établir un point de vue de Sirius comme le font traditionnellement les philosophes de la connaissance, constitue une sorte de dogme qui affirme qu'un objet puisse être vu de tous ses points de vue à la fois. Dogme d'autant plus redoutable qu'il est articulé avec la croyance, spécifiquement épistémologique, selon laquelle tout philosophe est à même d'avoir un point de vue supérieur depuis lequel tous les aspects du monde puissent être vus et rapportés. Emprunté à Thompson Clarke, cet argument critique de Cavell à propos de la possibilité d'un perspectivisme intégral, souligne combien, il est impossible d'avoir une impartialité dans l'établissement d'un point de vue sur le monde. Tout point de vue est partial, car partiel. En conséquence, le fantasme philosophique de prétendre établir une non-limitation des aspects possibles ou des points de vue sur le monde amène au constat suivant: le désir épistémologique d'avoir un jugement impartial, car non partiel, sur le monde conduit les philosophes à croire en l'objectivité absolue. Si la question du géométral (19) porte sur le problème de la possibilité d'une perspective unifiée des aspects du monde, elle renvoie fondamentalement à une interrogation épistémologique. Mais, cette volonté ou ce désir épistémologique irrépressible de prétendre établir une pluralité de points de vue est également l'empreinte du caractère profondément humain dont procède l'expression philosophique. Le scepticisme peut donc être ainsi interprété par Cavell comme l'indice de notre humaine condition soumise aux vicissitudes de l'accession au vrai et montre combien l'exercice philosophique révèle l'impossibilité d'occuper un point de vue externe sur le langage et sur la mondanéité. Comme l'énonce Cavell, dans les Voix de la raison § "Le scepticisme et le problème d'autrui", « à l'origine du scepticisme, il y a la tentative de transformer la condition humaine en une difficulté d'ordre intellectuelle, en énigme..

Mais, une telle perspective n'est-elle pas en fin de compte, l'estampille d'une certaine récusation de l'idée de philosophie de la connaissance ? En effet, Stanley Cavell prend et assume un risque qui est fort loin d'être anodin et largement discutable, partagé différemment par son contemporain Jacques Derrida. Lequel? Celui de vouloir littéraliser la théorie de la connaissance et l'expression philosophique. Cette volonté tend à ne voir en « l'idée de connaissance & en l'idée de théorie de la connaissance » que l'expression d'une certaine « métaphysique » à propos de nos investigations épistémiques mondaines (20) . En cela, son ami récemment disparu Thompson Clarke était d'un tout autre avis (21) . Car, la question de la normativité de nos jugements et le recours à la littérature, n'épuise ni la beauté et la puissance de l'épistémologie traditionnelle, ni le fait de savoir, si l'expérience structure ou non nos concepts, ou si à l'inverse, nos concepts structurent ou non l'expérience (22). Pour Clarke, la réponse ne pouvait être que d'ordre dialectique au regard de la plasticité de nos usages langagiers.

Loin de considérer le problème du scepticisme philosophique comme possiblement soluble dans une conception de la philosophie comme littérature, Clarke cherchait fondamentalement à penser de nouveaux critères qui sont censés affirmer notre connaissance du monde, depuis un point de vue strictement épistémologique, à l'inverse de Cavell. Loin d'être mu par des considérations esthétiques et politiques à l'instar de Cavell, ceci explique les raisons pour lesquelles Clarke ne pouvait aucunement envisager un traitement de la question du scepticisme, à partir d'une synthèse multidisciplinaire de la production intellectuelle humaine, liant le cinéma, la littérature et la tragédie comme manifestation du scepticisme, et dans laquelle Cavell, lui, voit au contraire, une authentique prise en compte dans l'histoire et l'expérience humaine, d'une certaine forme de naturalité du scepticisme. Nonobstant cette divergence, nous percevons dans Les voix de la raison de Stanley Cavell, le legs philosophique et la voix de son défunt ami Thompson Clarke, c'est-à-dire une certaine mise en abîme d'une évidence: celle d'une authentique naturalité de l'exercice et de l'expression philosophiques et la monstration du caractère obvie de la naturalité de la connaissance qui résulte aussi de l'adaptation progressive d'un être vivant à son environnement. L'un et l'autre ont cherché distinctement à donner un contexte et une signification aux énoncés apparemment déraisonnables et dépourvus de sens des multiples expressions du scepticisme épistémologique. Cette réinterprétation de la nature du scepticisme vise également à vivre différemment avec les manifestations du scepticisme et avec ce qu'il peut nous enseigner ordinairement ou philosophiquement, soit en termes de legs, selon Clarke, soit en termes de vérité, selon Cavell.

Voici donc pourquoi, selon Clarke et Cavell, vous et moi sommes communément conduits à répondre directement de manière bien anodine, mais assurée, aux relatifs défis intellectuels incarnés et suscités par le genre d'exercice philosophiques qu'est le scepticisme épistémologique. Ce dernier est tout à la fois immanent, car il ne vaut que parce qu'il présuppose l'institutionnalisation de critères que devrait remplir la connaissance pour être ce qu'elle est, mais également transcendant, puisqu'il opère comme une sorte d'idée régulatrice à partir de laquelle nous critiquons l'ensemble de nos prétentions à dire savoir, à partir de laquelle nous jugeons ce que devrait être absolument l'état de connaissance, l'état de savoir et ce qu'ils requièrent respectivement.

Nous répondons au scepticisme en cherchant moins à penser, ce que présuppose l'inquiétude critèrielle et transcendantale du scepticisme à l'endroit des preuves de l'existence du monde, qu'à peser au mieux le poids de nos accords et désaccords dans le langage, à juger au mieux la vérité de nos engagements intellectuels et moraux, tout en reconnaissant la légitimité pour chacune des voix humaines à prétendre à un tel jugement et parfois, à prétendre y échapper au nom de l'exigence de rationalité ou celui de la raison ... . Dès lors, selon Cavell, le scepticisme configure, en un certain sens, un déni de l'humain dont la signification réside moins dans la question de l'indécidabilité d'un état de la connaissance que dans le fait que, le plus souvent, dans nos revendications (claims) intellectuelles, nous sommes fort loin de reconnaître pleinement la réalité de la voix d'autrui.


Stéphane Cormier, docteur en philosophie, Université Michel de Montaigne Bordeaux 3.


Notes :
(1) A propos du livre de Stanley Cavell, Les voix de la raison. Wittgenstein, le scepticisme, la moralité et la tragédie. trad. par Sandra Laugier & Nicole Balso, Paris, Seuil, 1994, (réédition avril 2012), p. 220.
(2)The Claim to Rationality constitue la première version de sa thèse de doctorat en philosophie soutenue en 1961 à Harvard. L'ouvrage Les Voix de la raison (The Claim of Reason) en constitue dès lors une version profondément remaniée qui s'articule autour de la question de la vérité du scepticisme conditionnée elle-même par les formes que prend la vie humaine dans le langage. Pour une analyse exhaustive et une interprétation savante de cette question, nous renvoyons à la thèse inédite d'Élise Domenach, La vérité du scepticisme. Stanley Cavell et le renouveau du scepticisme dans la philosophie anglo-américaine depuis 1945, Amiens, 2006. Lire également Élise Domenach, Stanley Cavell, le cinéma et le scepticisme, Paris, PUF, 2011.
(3) John Searle, La construction de la réalité sociale, § VI, trad. par Claudine Tiercelin, Paris Gallimard, 1988 ; La redécouverte de l'esprit, trad. par Claudine Tiercelin, Paris Gallimard, 1995
(4)François Rivenc, « Stanley Cavell: une herméneutique du scepticisme », Revue Critique, N°599, 1999.
(5)Stanley Cavell, Les voix de la raison. Wittgenstein, le scepticisme, la moralité et la tragédie. trad. par Sandra Laugier & Nicole Balso, Paris, Seuil, 1994, (réédition avril 2012).
(6)Stanley Cavell, Qu'est-ce que la philosophie américaine? De Wittgenstein à Emerson, trad. par Sandra Laugier & Christian Fournier, Paris Gallimard, 2009, p.71-72
(7)Sandra Laugier, Stanley Cavell, Revue internationale de philosophie, N°2/2011, Paris, Vrin, p.115.
(8)Stanley Cavell, Dire et vouloir dire, trad. par Sandra Laugier & Christian Fournier, Les Éditions du Cerf, Paris, 2009.
(9)Stanley Cavell, Little Did I Know. Excerpts from Memory, Stanford University Press, Stanford California, 2011, p.357
(10)Thompson Morgan Clarke, The Nature of Traditional Epistemology, PhD, Harvard University Press, 1962. Son examen du legs du scepticisme et de l'externalisme épistémologique à notoirement influencé la réflexion fort distincte de philosophes tels Barry Stroud, Ernst Nagel, Hilary Putnam, John McDowell, Charles Travis, Duncan Pritchard, Bernard Williams, Timothy Williamson, entre autres.
(11)Hilary Putnam, Le réalisme à visage humain, trad. par Claudine Tiercelin, Paris, Tel Gallimard, 2012.
(12)Ludwig Wittgenstein, Tractatus-logico-philosophicus, trad. par Gilles-Gaston Granger, Paris, Gallimard, 1993
(13)Stanley Cavell, Philosophie. Le jour d'après demain, trad. par Nathalie Ferron, Paris Fayard, 2011, p.255-301
(14)Stanley Cavell, Un ton pour la philosophie. Moments d'un autobiographie, trad. par Élise Domenach & Sandra Laugier, Paris, Bayard, 2003
(15)Stanley Cavell, Philosophie des salles obscures. Lettres pédagogiques sur un registre de la vie morale, trad. par Nathalie Ferron, Mathias Girel & Élise Domenach, Paris, Flammarion, 2011, p. 22
(16)Stanley Cavell, Les voix de la raison. Wittgenstein, le scepticisme, la moralité et la tragédie, § 6, § 7, § 8
(17)Henri Bergson, L'évolution créatrice, § IV "Le mécanisme de la pensée et l'illusion mécanistique" (1907), Paris, PUF, nlle édition critique, 2010.
(18)Gilles Deleuze, Cinéma I. L'image-mouvement (1983) & Cinéma II. L'image-temps (1985), Les Éditions de Minuit.
(19)Wilhelm Gottfried Leibniz, Discours de métaphysique. Monadologie et autres textes, (Ed.) M. Fichant, Paris, Gallimard, 2004 ; Discours de métaphysique & correspondance avec Arnauld, (Ed.) Georges Le Roy Paris Vrin, 1957 ; Nouveaux essais sur l'entendement humain, trad. par J. Brunschvicg, Paris, Garnier Flammarion, 1990.
(20)Jacques Derrida, La voix et le phénomène. Introduction au problème du signe dans la phénoménologie d'Husserl, Paris, Puf, 1967, p.7
(21)Pour un examen approfondi de cette question, nous renvoyons à notre propre étude, Philosopher selon Thompson M. Clarke ou la paradoxale équivocité de l'ordinarité. La question de l'emprise de l'expérience et du langage sur les conditions de la connaissance et du scepticisme. Thèse inédite, Bordeaux, 2012.
(22)Pour une résolution postkantienne contemporaine strictement philosophique, lire John McDowell, L'esprit et le monde, trad. Christophe Al-Saleh, Paris, Vrin, 2007.

Ouvrages de Stanley Cavell

Ouvrages sur Stanley Cavell

Sur la philosophie analytique , philosophie du langage et philosophie anglo-américaine

Empirisme logique, Cercle de vienne, épistémologie

D'Austin et sur Austin

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